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Bericht in "Le Matin" vom 25. Juni
2003

Affaire des touristes disparus
Statu quo pour
les 15 otages encore détenus
L'information donnée
par le journal régional allemand Nordseezeitung relative à la présence
de drones allemands dans le Sud algérien pour aider à localiser
les 15 touristes européens toujours détenus en otages par un groupe
armé du GSPC dans les montagnes de Tamelrik, non loin d'Illizi,
a laissé « indifférentes » aussi bien les autorités algériennes
qu'allemandes qui restent très discrètes sur le sujet. Le journal
germanique a révélé que l'escadron envoyé à Illizi est composé de
six appareils dont trois de type Tornado et a pour mission essentielle
de détecter avec précision l'endroit où se trouvent les otages et
les ravisseurs. D'un côté comme de l'autre, aucun démenti n'est
venu récuser cette information. Information qu'un notable de la
ville d'Illizi nous a confirmée hier. Se basant sur une indiscrétion
d'un officier de la gendarmerie et le témoignage de citoyens, il
affirme que « l'armada allemande » est présente sur les lieux depuis
près d'une semaine. Pour rappel, l'éventualité de l'envoi d'avions
de reconnaissance et d'appareils espion sans pilote « drones » dans
le désert algérien a été évoquée la première semaine du mois en
cours. Elle est intervenue quelques jours après la visite à Alger
du ministre allemand des Affaires étrangères. Joschka Fischer, qui,
dès le début de cette affaire, a refusé le recours à la force pour
libérer les touristes « disparus », aurait lui-même formulé le souhait
de voir ce matériel sophistiqué mis à la disposition des militaires
algériens. Militaires qu'il n'a pas manqué de remercier après la
libération le 13 mai dernier de 17 des 32 touristes suite à un assaut
des unités de l'ANP, alors que l'on disait l'Allemagne hostile à
une « solution militaire », à moins qu'elle soit menée de concert
avec un commando allemand des GSG9. Un cas de figure écarté d'emblée
par les officiers de l'armée algérienne et ce, en dépit du « forcing
» en Algérie et en Europe des diplomates et des politiques. Pour
les militaires qui, dès l'annonce de la disparition en mars dernier
des touristes européens, ont mobilisé de très grands moyens matériels
et humains pour l'opération de recherches, « la coopération » ne
pouvait se faire que si les européens mettaient à disposition «
un matériel de pointe dont les algériens ne disposent pas ». Et
c'est ce qui apparemment vient de se produire. Reste à connaître
les motivations de la « concession » allemande. Il demeure incompréhensible
que l'on rejette la solution de force, donc militaire, tout en mettant
à disposition des avions de « chasse ». D'autant plus incompréhensible
que le Président de la République a une fois encore fait montre
de sa disponibilité à laisser « filer » les terroristes s'ils venaient
à libérer les otages. Il l'a affirmé la semaine dernière à Vienne
lors du forum austro-algérien. Quelques jours auparavant, au siège
du Parlement européen, il avait indiqué qu'il laissait « une porte
ouverte » aux ravisseurs. Quatre mois après sa disparition dans
le désert, le sort du groupe des touristes composé de 10 Allemands,
4 Suisses et 1 Néerlandais demeure inconnu. Seule certitude : «
Ils sont toujours en vie », et c'est Abdelaziz Bouteflika qui précise
de « ne rien faire sans consulter Berlin », qui l'a affirmé.
Saïda Azzouz
25-06-2003

Deutsche Übersetzung
Verschwundene Touristen
Status Quo für die 15 noch immer
festgehaltenen Geiseln
Die von der deutschen Regionalzeitung "Nordseezeitung"
verbreitete Information bezüglich der Anwesenheit von deutschen
Drohnen im Süden Algeriens zur Unterstützung beim Aufspüren der
noch immer von einer bewaffneten Gruppe der GSPC im Tamelrik-Gebirge,
nicht weit von Illizi, festgehaltenen 15 europäischen Geiseln hat
sowohl bei den algerischen als auch bei den deutschen Behörden keinerlei
Reaktion ausgelöst; die einen wie die anderen wahren ihre strenge
Diskretion in dieser Angelegenheit. Die deutsche Zeitung berichtete,
das nach Illizi entsandte Geschwader bestehe aus sechs Maschinen,
darunter drei vom Typ Tornado und seine wichtigste Aufgabe sei es,
den genauen Ort festzustellen, an dem sich die Geiseln und die Entführer
aufhalten. Weder von der einen noch von der anderen Seite kam ein
Dementi zu dieser Information. Eine Bestätigung erhielten wir gestern
von einer angesehenen Person aus der Stadt Illizi. Auf der Basis
einer Indiskretion eines Offiziers der Gendarmerie und der bekräftigenden
Aussagen von Bürgern bestätigt er, dass die "deutsche Armada"
seit fast einer Woche vor Ort sei. Zur Erinnerung: die Möglichkeit
der Entsendung von Aufklärungsflugzeugen und unbemannten Spionagemaschinen
- Drohnen - in die algerische Wüste wurde bereits in der ersten
Woche dieses Monats bekannt, und zwar einige Tage nach dem Besuch
des deutschen Aussenministers in Algier. Joschka Fischer, der seit
Beginn dieser Angelegenheit eine gewaltsame Lösung zur Befreiung
der "verschwundenen" Touristen abgelehnt hat, habe selbst
den Wunsch geäussert, dass man dem algerischen Militär dieses hochentwickelte
Material zur Verfügung stelle. Er hat es nicht versäumt, dem Militär
für die Befreiung von 17 der 32 Touristen durch einen Angriff von
Einheiten der ANP am 13. Mai zu danken, obwohl es geheissen hatte,
Deutschland stehe einer "militärischen Lösung" ablehnend
gegenüber, es sei denn, diese würde zusammen mit einem deutschen
Kommando der GSG9 durchgeführt. Ein plötzlicher Positionswechsel
durch die Offiziere der algerischen Armee, und das trotz der "Vorstösse"
der Diplomaten und Politiker in Algerien und in Europa. Für das
Militär, das seit Bekanntwerden des Verschwindens der europäischen
Touristen im März sehr grosse materielle und personelle Mittel für
die Suchaktionen mobilisiert hat, war eine "Kooperation"
nur denkbar, wenn die Europäer "Ausrüstung zur Verfügung stellen
würden, die bei den Algeriern nicht vorhanden ist". Und offenbar
geschieht dies nun. Bleibt die Frage nach der Motivation für dieses
deutsche "Zugeständnis". Es bleibt unverständlich, dass
man eine gewaltsame - also militärische - Lösung ablehnt, aber gleichzeitig
"Jagd"-Flugzeuge zur Verfügung stellt. Umso unverständlicher,
als der Präsident der Republik einmal mehr seine Bereitschaft erklärt
hat, die Terroristen "laufenzulassen", wenn sie die Geiseln
freilassen. Dies bestätigte er letzte Woche in Wien anlässlich des
österreichisch-algerischen Forums. Einige Tage davor hatte er im
Europaparlament gesagt, er lasse den Entführern eine "Hintertür".
Vier Monate nach ihrem Verschwinden in der Wüste bleibt das Schicksal
der Touristengruppe aus 10 Deutschen, 4 Schweizern und 1 Holländer
ungewiss. Einzige Gewissheit: "Sie leben noch", und Abdelaziz
Bouteflika versichert, "nichts zu tun ohne Rücksprache mit
Berlin".
Saïda Azzouz


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