Bericht in "El Watan" vom 17. Juli 2003

Affaire des touristes étrangers détenus par des terroristes à Illizi / Tractations en cours

Du nouveau dans l’affaire des 15 touristes occidentaux pris en otages depuis le mois de février dernier par un groupe de terroristes armés au nord d’Illizi. Selon des sources sécuritaires, un contact a été établi avec les ravisseurs, et tout porte à croire qu’un dénouement rapide pourrait avoir lieu.

En effet, après avoir perdu totalement leurs traces dans le massif rocheux de Tamelrik, situé au nord de la ville d’Illizi, les unités de l’ANP sont passées il y a deux semaines à une autre étape qui consiste, nous a-t-on précisé, à utiliser un hélicoptère pour jeter des milliers de bouts de papiers portant des messages écrits. Sur ces messages, il est écrit que «les autorités sont prêtes à laisser partir l’ensemble des ravisseurs à la condition que les 15 otages soient libérés dans les plus brefs délais sains et saufs». En milieu de semaine, et alors que l’espoir d’avoir des réponses s’amenuisaient, les forces de sécurité ont été surprises de recevoir une réponse écrite du groupe, transmise par un nomade qui était de passage dans la région. Celui-ci aurait déclaré avoir rencontré un homme encagoulé sur une piste non loin des montagnes de Tamelrik qui lui a remis le message écrit en lui demandant de le déposer au premier poste des services de sécurité sans aucune autre explication. Vraisemblablement, le nomade ne savait pas qu’il était porteur d’un message écrit par les ravisseurs des 15 touristes détenus depuis près de 5 mois dans les montagnes de Tamelrik. D’après nos sources, les terroristes se sont dit «prêts à négocier leur retraite à condition que des garanties pour leur sécurité leur soient données». Pour l’instant, tout porte à croire que l’idée de leur laisser une voie d’accès pour pouvoir prendre la fuite vers la Libye ou les autres pays frontaliers les plus proches, tels que le Niger ou la Tunisie, fait son petit chemin, et il est fort probable, ont estimé nos interlocuteurs, que «le dénouement de cette crise intervienne dans les tout prochains jours». Pour ces derniers, il n’a «jamais été question de rançon» ou de tout autre demande, tout simplement «parce qu’il n’ y a jamais eu de contact» avec les ravisseurs qui se sont murés dans un silence de marbre dès le début de la prise d’otages. «Ils étaient également coupés du monde extérieur et même de leurs acolytes, qui ont été neutralisés lors de l’opération de la libération des 17 premiers otages au nord de Tamanrasset, sur la route d’Ameguide au mois de mai dernier lancée par les troupes de l’ANP.» Ce silence radio a poussé les autorités militaires à accepter l’aide allemande qui consiste à envoyer des drones, ces avions espions sans pilote, pour balayer la région dans l’espoir de localiser les otages. Des traces du groupe de terroristes ont été retrouvées par les guides de la région qui ont également découvert certains véhicules des otages. Depuis, les conditions climatiques se sont sérieusement détériorées au point où la température dépassait par moment les 45 °C à l’ombre. Les drones et les avions de reconnaissance ne pouvaient plus être utilisés du fait qu’ils ne pouvaient pas voler à très basse altitude. Les unités de l’ANP ont fini par perdre les traces des ravisseurs, et pendant des semaines aucune nouvelle sur le sort des otages n’a été donnée. Se trouvant face à une situation des plus complexes, le président de la République avait déclaré à Strasbourg, devant de nombreux journalistes, le 3 juin dernier, qu’il était prêt à laisser une «porte de sortie» aux ravisseurs, «pour sauver les otages». De toute façon, tous les spécialistes savent qu’une intervention militaire dans ces montagnes rocheuses ne pouvait se faire sans dégâts du côté des otages, mais également dans les rangs des forces de sécurité. Un retrait partiel des unités de l’ANP a commencé à être visible dans la zone encerclée à Oued Semmane. Beaucoup de ce qui craignent pour la vie des otages doivent être très affectés. «Nous savons qu’ils ont suffisamment d’eau, mais probablement pas assez de nourriture. Les conditions climatiques assez dures risquent de compliquer davantage cette situation. Nous savons qu’ils étaient gardés en plusieurs groupes, dans les montagnes de Tamelrik, mais pas très loin les uns des autres. Leurs traces ont été perdues, mais maintenant nous espérons qu’avec cette prise de contact, il y aura un dénouement heureux de la crise...»   

Par S. T.




 
Deutsche Übersetzung

Ausländische Touristen, die von Terroristen in Illizi festgehalten werden / Verhandlungen im Gang

Neuigkeiten in der Angelegenheit der 15 westeuropäischen Touristen, die seit Februar von einer bewaffneten Terroristengruppe im Norden von Illizi festgehalten werden. Gemäss Quellen aus dem Sicherheitsdienst wurde ein Kontakt zu den Entführern hergestellt, und alles lässt hoffen, dass es zu einer raschen Beendigung der Geiselaffäre kommen könnte.

Nachdem die Einheiten der ANP (algerische Armee) die Spuren der Geiselnehmer und der Touristen im Gebirgsmassiv von Tamelrik nördlich der Stadt Illizi vollständig verloren hatten, sind sie vor zwei Wochen auf eine andere Strategie umgestiegen. Wie man uns berichtet hat, sehe diese so aus, dass man mit Hilfe eines Helikopters Tausende von kleinen Zetteln mit geschriebenen Botschaften abgeworfen habe. Diese Botschaften würden besagen, dass "die Behörden bereit sind, alle Entführer abziehen zu lassen, unter der Bedingung, dass die 15 Geiseln umgehend wohlbehalten freigelassen werden". 

Als Mitte dieser Woche die Hoffnung auf eine Antwort bereits langsam dahinschwand, wurden die Sicherheitskräfte von einer schriftlichen Antwort der Gruppe überrascht, die von einem Nomaden, der in der Region unterwegs war, überbracht wurde. Dieser habe erklärt, er hätte auf einer Piste unweit des Tamelrik- Gebirges einen "vermummten" Mann getroffen, der ihm ohne weitere Erklärung die Botschaft übergeben habe mit der Bitte, diese beim nächsten Posten der Sicherheitsdienste abzugeben. Höchstwahrscheinlich wusste der Nomade nicht, dass er Überbringer einer Nachricht der Entführer der 15 Touristen war, die seit 5 Monaten im Tamelrikgebirge festgehalten werden. Gemäss unseren Quellen sind die Terroristen "bereit über ihren Rückzug zu verhandeln, wenn ihre Sicherheit garantiert werde".

Im Augenblick weist alles darauf hin, dass die Möglichkeit eines Abzugs nach Libyen oder in eines der anderen nahegelegenen Nachbarländer wie Niger oder Tunesien zum Zug kommen könnte, und gemäss Einschätzung unserer Quellen ist es gut möglich, dass "dieses Drama in den nächsten Tagen beendet werden könnte". Es sei "nie ein Lösegeld zur Debatte gestanden" oder eine andere Forderung, ganz einfach "weil es nie Kontakt mit den Entführern gegeben habe", die sich seit Beginn der Geiselnahme in eisernes Schweigen gehüllt hätten. "Sie waren von der Aussenwelt und sogar von ihren Helfern abgeschnitten, die anlässlich der Aktion der ANP-Truppen im Mai unschädlich gemacht ("neutralisiert") wurden." Bei dieser Aktion wurden die 17 ersten Geiseln im Norden von Tamanrasset auf der Amguidpiste befreit.

Diese Funkstille hat die Militärbehörden dazu veranlasst, die deutsche Hilfe durch die Entsendung von Drohnen, unbemannten Spionageflugzeugen, zu akzeptieren, um die Region durchkämmen zu können, in der Hoffnung auf die Ortung der Geiseln. Einheimische Führer, die auch bestimmte Fahrzeuge der Geiseln entdeckt hatten, haben Spuren der Terroristen gefunden. Seitdem haben sich die klimatischen Bedingungen ernsthaft verschlechtert; die Temperaturen überstiegen zeitweise 45°C im Schatten. Die Drohnen und Aufklärungsflugzeuge konnten nicht mehr eingesetzt werden, weil sie nicht in niedriger Höhe fliegen konnten. Am Ende verlor die ANP die Spuren der Entführer, und wochenlang gab es keinerlei Neuigkeiten über das Schicksal der Geiseln. 

In dieser äusserst komplexen Situation erklärte der Präsident der Republik in Strassburg vor zahlreichen Journalisten am 3. Juni, dass er bereit sei, den Entführern eine "Hintertür" offen zu lassen, "um die Geiseln zu retten". 

Auf jeden Fall wissen alle Experten, dass ein militärischer Eingriff in diesem zerklüfteten Gebirge nicht ohne Verluste auf Seiten der Geiseln sowie auf Seiten der Sicherheitskräfte möglich wäre. Es ist der Beginn eines teilweisen Rückzugs von ANP-Einheiten im eingekreisten Gebiet im Oued Semmane zu erkennen. 

Viele derjenigen, die um das Leben der Geiseln bangen, sind sehr besorgt. "Wir wissen, dass sie genügend Wasser haben, aber vermutlich nicht genügend Nahrungsmittel. Die schwierigen klimatischen Bedingungen könnten die Situation noch verschlimmern. Wir wissen, dass sie in mehrere Gruppen aufgeteilt worden sind, in den Bergen von Tamelrik, aber nicht weit voneinander entfernt. Man hat ihre Spuren verloren, aber jetzt hoffen wir, dass diese Kontaktaufnahme zu einem glücklichen Ende des Dramas führen wird..." 



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